Tadeusz Kościuszko – Général Polonais (1746-1817) Héros de Pologne, Lituanie et des Etats-Unis

Tadeusz Kościuszko – Général Polonais (1746-1817) Héros de Pologne, Lituanie et des Etats-Unis

Tadeusz Kościuszko (1746-1817) est un officier polonais qui participa à la guerre d'indépendance des États-Unis et organise une insurrection contre la domination russe et prussienne en 1794. Il est aujourd'hui considéré comme un héros national en Pologne, en Biélorussie, en Lituanie et aux États-Unis.

Né dans la République des Deux Nations (Biélorussie actuelle) dans une famille de l'aristocratie polonaise, il est diplômé de l'académie militaire de Varsovie en 1766.

Il s'installe en France au début du soulèvement de la confédération de Bar pour poursuivre ses études et revient en Pologne en 1774, deux ans après le premier partage. Sans argent ou perspectives d'avenir, il retourne en France, puis se rend aux États-Unis après avoir appris le début de la guerre d'indépendance. Rejoignant l'armée continentale avec le grade de colonel, il participe à la bataille de Saratoga et aide à la construction des défenses du fort de West Point. En reconnaissance de ses services, il est promu brigadier-général par le Congrès continental.

Après son retour en Pologne en 1784, Kościuszko tente sans grand succès d'administrer la propriété familiale avant d'entrer dans l'armée de Pologne-Lituanie. Ses succès militaires durant la guerre russo-polonaise de 1792 n'empêchent pas le deuxième partage de la Pologne. Il organise un soulèvement deux ans plus tard. Kościuszko est capturé à la bataille de Maciejowice. Cette défaite entraîne le troisième partage de la Pologne et met fin à son existence en tant qu'État indépendant.

Gracié par le tsar Paul Ier de Russie, Kościuszko retourne deux ans aux États-Unis où il retrouve son ami Thomas Jefferson. Puis il s'installe en France. Toujours dévoué à la cause polonaise, il est déçu par Napoléon et la création du duché de Varsovie sous influence française. De même, il qualifie de « plaisanterie » le royaume de Pologne créé par le tsar Alexandre Ier en 1815. Kościuszko meurt en Suisse des complications liées à une chute de cheval en 1817. Son corps est inhumé dans la cathédrale du Wawel à Cracovie l'année suivante.

Source : wikipedia

 

Coté Numismatique : La Pologne lui rendra hommage dès 1919

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Louis-Antoine de Bougainville – Explorateur Français (1729-1811)

Louis-Antoine de Bougainville – Explorateur Français (1729-1811)

Louis-Antoine de Bougainville

Explorateur Français (1729-1811)

Bio de Louis-Antoine de Bougainville

Né en 1729 à Paris, Louis-Antoine de Bougainville est le fils d'un notaire de la ville de Paris. Il devient avocat, puis s'engage dans l'armée. En 1756, il fait partie de l'expédition au Canada sous les ordres de Louis-Joseph de Montcalm. En 1763, il quitte l'armée avec le grade de colonel, pour la marine où il est nommé capitaine de frégate. Il colonise l'archipel des Malouines (1763), qu'il remets aux Espagnols à la demande de Louis XV en 1765.

Il entreprend en 1766, le tour du monde qui le rendra célèbre (le premier d'un navigateur français). Il quitte Brest avec La Boudeuse et L'étoile, traverse l'Atlantique en direction du sud, fait escale au Brésil et emprunte le détroit de Magellan. Il passe par la Polynésie et fait escale en 1768 à Tahiti (nommée Nouvelle Cythère), puis aux Samoa (îles des Navigateurs), Grandes-Hébrides (nommées Nouvelles Cyclades), à l'île Bismarck (Nouvelle Bretagne), en Nouvelle-Guinée, puis finalement à l'île Maurice après avoir traversé l'océan Indien. Il franchit ensuite le cap de Bonne espérance, contourne l'Afrique et arrive à Saint Malo (France) en 1769. Le récit de son voyage, publié en 1771, sous le titre Voyage autour du monde connaît un grand succès. Ce livre développe le mythe d'un « paradis polynésien » qui suscite une réaction de Denis Diderot (Supplément au voyage de Bougainville, 1772).

Lors de l'escale au Brésil, au début du voyage, le botaniste Philibert Commerson qui faisait partie de l'expédition découvrit la fleur qu'il nomma plus tard Bougainvillée.

De 1778 à 1782, Bougainville participe à la guerre d'indépendance américaine. Il combattit l'amiral Hood, à la Martinique et prit part en participant le 5 septembre 1781 à la bataille de la baie de Chesapeake. Il rentra dans l'armée de terre avec le grade de commandant. Des projets de voyage, notamment vers le pôle Nord, lui son refusés. Fidèle à Louis XVI, il quitte la marine en 1792. Il est un temps arrêté sous la Terreur, puis retrouvera les honneurs sous Bonaparte. Il est élu sénateur en 1799 et élevé la la dignité de comte de l'empireen 1808. Il meurt à Paris en 1811, la même année son corps entre au Panthéon, son coeur est lui au cimetière de Montmartre.

Côté Numismatique :

Bougainville est présent sur plusieurs billets des Ex-Colonies Françaises :
 - Billet de 5000 Francs Pacifique pour Tahiti, Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française :
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Source : Numiscollection
Pour Information le billet présenté ci-dessous illustre l'Ouvrage du Dr Kolsky "les billets des DOM-TOM"  - 2ème Edition de 2006 - page 268.
Caractéristiques :
Année d'émission : 1970
Dimensions : 172 x 90 mm
Filigrane : Femme de profil coiffée d'un bonnet phrygien avec les Lettres RF.
Oeuvre : de Vaudiau
Recto : Bougainville , flotille de trois-mâts et sextant
Verso : Amiral Febvrier-Despointes et pirogue calédonienne.
Billet démonétisé en 2012.
Verso avec la mention Papeete pour Tahiti :
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Verso avec la mention Nouméa pour la Nouvelle-Calédonie :
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Verso sans mention pour la Polynésie Française :
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- Billet de 5 Francs Type 1946 pour : la Guadeloupe, Saint-Pierre et Miquelon, Martinique, Afrique Equatoriale Française, Guyane, la Réunion :
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https://www.numiscollection.com/upload/image/p31-5-francs--bougainville---1946-specimen-sup---p-image-82662-grande.jpg
Source : Numiscollection
Caractéristiques :
Année d'émission : 1946
Dimensions : 112 x 60 mm sauf le 5 Francs Saint Pierre et Miquelon légèrement plus petit
Filigrane : Ancre et petits bateaux
Oeuvre Recto : de G.A. Klein,FEC et B. Beltrand SC
Oeuvre Verso : de G.A. Klein,FEC et A. Chapon SC
Recto : Bougainville et une Caravelle
Verso : Antillaise s'appuyant sur une corbeille de fruits, en arrière plan une Maison qui serait selon l'ouvrage du Docteur Kolsky "les billets des DOM-TOM" : celle de Joséphine ( future épouse de Napoléon et future Impératrice)
Billet démonétisé en janvier 1964 pour la Guadeloupe, Guyane, la Réunion, et 1985 pour St Pierre et Miquelon.
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https://www.numiscollection.com/upload/image/st-p-et-miquelon-5-francs-bougainville---1946----serie-b81---pneuf-p-image-97125-grande.jpg
Le nouveau billet dédié à Viola Desmond

Le nouveau billet dédié à Viola Desmond

Le 10$ Canadien - 2018

Viola Desmond, première femme à paraître sur un billet canadien

Au recto

  • Un grand portrait de Viola Desmond représenté verticalement, dans le sens de la longueur du billet.
  • Une vue de coupe de la bibliothèque du Parlement d'Ottawa et un plan du quartier natal de Madame Desmond, Halifax.
  • L'emblématique feuille d'érable du Canada est aussi présente au dessus du portrait de Viola Desmond ainsi que le sceau avec la devise nationale "D'un océan à l'autre"

Au verso

  • Le Musée canadien pour les droits de la personne est illustré, c'est le premier musée au monde consacré uniquement aux droits de la personne.
  • Une plume d'aigle représentant la poursuite de la reconnaissance des droits et des libertés pour les peuples autochtones au Canada qui est un pays chargé d'histoire amérindienne.
  • Un extrait de la Charte canadienne des droits et libertés, encore une fois symbole que Viola Desmond peut très bien représenter.

Histoire du billet

Après une consultation publique, la Banque du Canada a crée cette nouvelle coupure de 10$ et a ajouté des éléments de sécurité améliorés pour lutter contre la contrefaçon.

Ce billet fait partie des nouveaux billets Canadiens imprimés en polymère, matière utilisée depuis 7 ans par la Banque du Canada. Le polymère est utilisé pour une durée de vie plus longue et une contrefaçon plus difficile à réaliser.

 

Le courage d'une femme noire

Un soir de novembre 1946, Viola est en route pour une réunion d'affaires à Sydney en Nouvelle-Écosse quand elle tombe en panne à New Glasgow. Elle décide d'aller voir un film au cinéma en attendant qu'on lui répare sa voiture.

Le conflit survient lorsque la caissière refuse de lui vendre un ticket pour le parterre (zone réservée aux blancs à l'époque). Viola, qui est une femme digne et consciente de sa richesse, ne plie pas et décide tout de même de s'asseoir dans la zone interdite, n'y voyant aucun mal.

Le manager appelle les autorités et Viola Desmond sera ce soir là, blessée car traînée dehors puis emmenée en prison. Elle est incarcérée pendant la nuit puis jugée et accusée le lendemain matin pour avoir tenté de frauder en refusant de payer la taxe d'amusement (chose qu'elle a proposé de faire).  Elle sera condamnée à verser une amende de 26$ au gouvernement canadien dont 6$ reviendra au cinéma.

En 2010, grâce aux efforts de sa sœur Wanda Robson, un pardon absolu du lieutenant-gouverneur (Mayann Francis) de la Nouvelle-Écosse sera déclaré envers Viola Desmond lors d'une cérémonie à Halifax. Celui-ci  reconnaît que les violences et jugements portés envers Viola sont une erreur judiciaire et confirme que la discrimination n'est pas tolérée dans la région.

Wanda Robson qui découvre pour la première fois le billet représentant sa sœur.

Présentation de Viola Desmond

Née le 6 juillet 1914, Viola Desmond est une femme d'affaires canadienne, esthéticienne et créatrice de sa propre marque de cosmétiques. Issue d'une famille de 11 enfants, Viola Desmond est une femme de couleur canadienne connue pour son acte de rébellion envers l'oppression raciste de l'époque contre les Noirs.

Avant 1946, Viola Desmond construit sa réputation en Nouvelle Écosse grâce à l'accent mis sur la mode et sur les salons de beauté. Elle enseigne dans deux écoles réservées aux Noirs puis, à Montréal, elle se lance dans un programme d'études à l'école Field Beauty Culture. Elle retournera à Halifax pour y ouvrir son salon dédié aux femmes noires, le VI's Studio of Beauty Culture.

De fil en aiguille, Viola Desmond connaît un véritable succès et ouvre sa propre école de beauté. Elle devient une femme accomplie et une business woman influente.

Présentation du billet par la Banque du Canada

Ce billet sera mis en circulation vers la fin de 2018.

Kate Sheppard

Kate Sheppard

Kate Sheppard

Kate Sheppard : 1847/1848 - 1934

Bio de Kate Sheppard

Née en 1847 ou en 1848 à Liverpool.

En 1862, son père décède, ce qui entraînera sa mère a emmener Katherine ainsi que ses frères et sœurs en Nouvelle-Zélande pour y vivre. Ils s'installent à Christchurch en 1868, là où une des sœurs de Kate habitait déjà.

Le 21 juillet 1871 elle épouse Walter Allen Sheppard, et 9 ans plus tard ils ont un fils, Douglas Sheppard.

Vers la fin des années 1880, Kate Sheppard s'implique dans la cause féministe et devient membre fondatrice de la Woman's Christian Temperance Union, une association formée pour lutter contre la consommation d'alcool. Cette ligue prônait aussi le droit de vote pour les femmes.

En 1887 elle sera chargée du militantisme pour le suffrage féminin, afin de se faire entendre elle passe par la presse et écrit des lettres et des pamphlets qu'elle distribue accompagnée d'autre partisanes du mouvement.

En 1891 elle commence à rédiger régulièrement une page féminine pour "The Prohibitionist", le journal du mouvement de son association.

En 1893, elle dépose une troisième pétition pour le droit de vote et cette fois-ci c'est la bonne, le Parlement votera la loi électorale de 1893 qui accorde le droit de vote aux femmes. Grâce à ses efforts, la Nouvelle-Zélande deviendra le premier pays à accorder le droit de vote aux femmes.

Après la mort de son mari en 1915, elle se remarie 10 ans plus tard avec un imprimeur féministe du nom de William Sydney Lovell-Smith. Elle mourra le 13 Juillet 1934 à Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Une suffragette internationale :

  • En 1894, accompagnée de son mari et de son fils, elle retourne dans son pays natal, l'Angleterre. Elle participera au mouvement des suffragettes britanniques qui furent motivées par la victoire des néo-zélandaises.
  • Lorsqu'elle revient en Nouvelle-Zélande en 1895, elle lance une nouvelle campagne et milite pour que les femmes puissent maintenant se présenter aux élections.

Découvrez  nos billets avec Kate Sheppard sur notre boutique en ligne.

Pierre et Marie Curie

Pierre et Marie Curie

Pierre et Marie Curie

Marie Sklodowska-CURIE : 1867-1934 : Femme de science, deux fois Prix Nobel
Pierre CURIE : 1859-1906 : Physicien français, Prix Nobel

Biographie de Marie Curie

 

Née le 7 novembre 1867 à Varsovie.

Son père Wladyslaw (1832-1902) et sa mère Bronislawa (1836-1878) sont enseignants. Marie est une élève brillante, sérieuse, avec un étonnant pouvoir de concentration. Dès son plus jeune âge, elle fait le rêve, alors inconcevable pour une femme, de mener une carrière scientifique.
Elle a 3 sœurs, Zofia, Helena, Bronia et un frère Jozef. Zofia meurt du typhus en 1876, puis sa mère meurt à son tour en 1878, Marie est âgée de seulement 11 ans. En juin 1883, elle obtient  son diplôme de fin d'études secondaires avec les honneurs à seulement 16 ans en Pologne. En 1886, quand Bronia, sa sœur aînée, s'installa en France pour ses études de médecine, elle passa un accord avec sa sœur. De 1886 à 1889, Marie est institutrice en Pologne et avec le peu d'argent qu'elle gagne, elle aide sa sœur financièrement pour vivre en France. Puis Marie la rejoint à Paris et cette fois, c'est l'aînée qui se charge de payer les études de Marie à la Sorbonne.
Pour Marie, Paris ne rime qu’avec « études scientifiques ». Ainsi, elle est reçue en 1893 première à la licence de physique de la Faculté des Sciences de l'Université de Paris - La Sorbonne ; en 1894, elle est reçue deuxième de la Licence de mathématiques.
En 1894, elle rencontre Pierre Curie qui deviendra son mari l'année suivante.

En décembre 1897, elle commence ses travaux de thèse sur l’étude des rayonnements produits par l’uranium, découverts par Henri Becquerel. En utilisant le phénomène de piézoélectricité, découvert et mis au point par son mari, elle analyse les rayonnements d’un minerai riche en uranium, appelé la pechblende. Menant leurs recherches dans un hangar mis à leur disposition par l'Ecole de physique et de chimie, ils découvrent deux nouveaux éléments le Polonium et le Radium.
Cette découverte leur vaudra le prix Nobel de 1903. Mais la fête sera écourtée en 1906, Pierre Curie meurt d'un accident de rue et laisse derrière lui Marie seule avec ses deux filles. Elle remplacera son mari à son poste de professeur à la Sorbonne, une grande première pour l'époque. En 1909, elle est nommée professeur titulaire de physique générale, puis de physique générale et radioactivité. En 1911, elle décrochera le prix Nobel de chimie et sera la seule femme présente au mythique congrès Solvay de cette même année. Là-bas, elle discutera avec une étoile montante de la science, Albert Einstein, avec qui elle restera liée. Pendant la première guerre mondiale, Marie Curie va beaucoup s'impliquer pour que la nouvelle technique de la radiographie soit disponible sur le front, afin d'aider les chirurgiens à localiser puis extraire les fragments métalliques dans le corps des blessés. Sa fille Irène, âgée seulement de 18 ans, l'assistera.

Après la guerre, son exemple constituera une avancée importante pour la lutte de la cause des femmes, en particulier dans le monde la science. Elle deviendra une figure médiatique aux États-Unis, où elle fera campagne pour récolter des fonds pour la recherche scientifique avec du radium.
Malheureusement, les longues heures d'expositions à des substances radioactives avant qu'on n'en connaisse vraiment la dangerosité vont entraîner de sérieux problèmes de santé et c’est ainsi qu’elle développe une leucémie.
Elle décède le 4 juillet 1934 au Sanatorium de Sacellemoz à Passy en Haute-Savoie à 66ans.

Le 20 avril 1995, ses cendres et celles de son mari ont été transférées au Panthéon de Paris.

Découvertes scientifiques et Inventions de Marie Curie :

  • La Radioactivité Naturelle en 1898 : C'est avec Pierre qu'ils découvrent le Polonium et le Radium. Ils prouvent que la radioactivité n'est pas le résultat d'une réaction chimique mais bien d'un phénomène physique naturel.
  • Les Petites Curies pendant la 1ere Guerre Mondiale : Elle invente des petites ambulances dotées de radiologie utilisées au Front. Ils sont présents sur le billet de 500 francs Pierre et Marie Curie.

Biographie de Pierre Curie

Né à Paris le 15 mai 1859.

Il vient d’une famille modeste mais très unie. Il est plongé très jeune dans le monde de la science grâce à son père, un fervent admirateur de celle-ci. Mais son père devra, au lieu de se livrer à la recherche qui le captive, exercer la médecine pour subvenir aux besoins de sa famille... La mère de Pierre, connue pour être active et joyeuse, inspire l’ambiance familiale qui est conviviale et douce. La maison de Pierre Curie est souvent animée durant les week-ends, beaucoup d’amis de la famille y viennent pour discuter ou bien jouer à des jeux de société…   

Pierre fait partie de cette catégorie d'enfants qui s'attachent à une idée et l'approfondissent, oubliant alors le monde extérieur. Le système scolaire traditionnel ne lui convenant pas, ses parents décident donc de ne pas le mettre à l'école et de s'occuper eux-mêmes de son éducation. Il ne fréquente donc ni l'école, ni le lycée, l'enseignement ne devenant obligatoire en France qu'à partir de 1881 suite aux lois Jules Ferry. Dans une atmosphère de grande liberté, il a alors la chance d'étudier la végétation environnante avec une passion qu'il gardera tout au long de sa courte vie.

En 1871, l’insurrection de la Commune de Paris éclate et les artisans et les ouvriers doivent constituer un gouvernement autonome provisoire. Le père de Pierre établi une sorte « d’ambulance » à l’intérieur de sa maison pour soigner les blessés de cette anarchie. Ses fils l’aident, Pierre a alors 12 ans.

A 14 ans, ses parents le confient à un professeur pour lui apprendre les mathématiques et le latin. Ses progrès sont extrêmement rapides et il découvre tout seul les propriétés des déterminants cubiques, montrant dès lors son génie ! En 1875, âgé de 16 ans, il passe son baccalauréat en sciences. 2 ans plus tard il est titulaire d’une licence de sciences physiques et à 19 ans il se retrouve préparateur à la faculté des sciences de Paris.

Pierre est très proche de son frère Jacques Curie, lui aussi mordu de science et de nature. Ils sont tous deux passionnés par l’étude des cristaux. Ils expérimentent la manipulation des cristaux jusqu’à découvrir que si l’on comprime un cristal, une tension électrique entre deux de ses faces peut apparaître. Ils font alors une étude comparative de cristaux et, vous épargnant les détails, ils découvrent la piézoélectricité et présentent la « balance piézoélectrique » en 1885 à l’Exposition d’électricité à l’observatoire ce qui l’amènera à être commercialisée en 1890. Celle-ci sera utilisée principalement dans le fonctionnement des montres à quartz. En 1883, Jacques Curie est nommé maître de conférences à Montpellier, et Pierre devient chef de travaux à l’École de Physique et Chimie de Paris. C’est alors que leurs chemins divergent.

Lors d’une réunion amicale de scientifiques, Pierre rencontre une jeune étudiante polonaise, Marie Sklodowska. Ils se marient en 1895 et fondent une famille avec deux filles Irène (1897-1956) et Eve (1904-2007). Tous deux passionnés par la science et par la recherche, après de nombreuses études sur leur récente découverte qu’est la radioactivité, ils inventent la Curiethérapie : qui consiste à soigner les tumeurs malignes grâce aux radiations.

Une famille brillante...

  • En 1935, Irène reçoit le Prix Nobel de Chimie et devient chevalier de la Légion d’honneur et 2 ans plus tard elle reçoit le titre d’Officier de la Légion d’Honneur.

  • En 2005, Eve Curie sera nommée au rang d’officier de la Légion d’Honneur pour sa contribution à la cause humanitaire.