Alan Turing bénéficiera d’un nouveau billet de £50 à son image

Alan Turing bénéficiera d’un nouveau billet de £50 à son image

Le 23 juin 2021, Alan Turing bénéficiera d’un cadeau d’anniversaire pas comme les autres : un nouveau billet de £50 à son image.

Alors que le 23 juin prochain, le génie mathématicien et pionnier en informatique Alan Turing aurait fêté ses 100 ans, la couronne saisit l’occasion pour lui faire honneur et lui rendre hommage.

Peut-être vous demanderez-vous à quoi cela rime de donner une importance nationale à un cryptologue, au point d’imprimer des billets à son effigie.

Deux sentiments majeurs ont poussé le pays à accorder une telle place à Alan Turing : la reconnaissance, mêlée à la culpabilité. Tout d’abord, afin de comprendre ce témoignage de reconnaissance, un retour vers le siècle dernier s’impose, plus précisément pendant la Seconde Guerre mondiale. Alan Turing a amplement participé à La Grande Guerre, en épargnant plusieurs millions de vies grâce au décryptage du code de la machine Enigma qu’il a rendu possible. En effet, sans son génie, les Alliés n’auraient pas été en capacité de lire les messages émis par les Allemands depuis leurs sous-marins. Alors, sans être au front, Alan Turing a lui aussi défendu son pays et épargné des vies en permettant d’abréger la guerre et ses dégâts.

Aussi, son influence ne s’est pas arrêtée après un tel exploit, car après avoir participé à la défaite de l’Allemagne nazie, l’homme de science a consacré son temps à une technologie dont nous ne saurions pas nous passer aujourd’hui : l’informatique. Voilà une autre raison pour laquelle Turing inspire la gratitude, car il est en grande partie à l’origine du système informatique dont nous disposons, et des technologies que nous verrons apparaître demain. Lui-même le disait : « Ce n’est qu’un avant-goût de ce qui est à venir et seulement l’ombre de ce qui va se passer.» Et de fait, alors que nous lisons cet article, des essais pour développer l’intelligence artificielle ont lieu, en partie grâce à l’héritage que ce génie britannique a laissé derrière lui. 

Alors, c’est la grande contribution à la science qu’a apportée cet homme et les répercussions qu’il a eu sur la vie quotidienne du monde entier, depuis la Grande-Bretagne qui pousse le pays à lui conférer cette aura, en le faisant apparaître sur le billet de £50, afin de lui la place qu’il mérite dans l’identité nationale.

Toutefois, derrière cette gratitude, se trouve aussi la culpabilité. Et pour cause, alors même que cet homme a consacré sa vie à offrir des avancées de taille à son pays, à l’époque, sa nation n’a pas su le remercier autrement qu’en causant sa mort. Car Alan Turing était un homme de science, certes, mais il était aussi homosexuel. Or, l’Angleterre ne manque pas de manifester son homophobie lorsqu’en 1952, elle condamne Turing pour avoir eu une relation avec un homme du même sexe que le sien, un acte jugé comme un “attentat à la pudeur”.

Ainsi, si beaucoup ignoraient qui était Alan Turing, ce n’est pas le cas des membres de la communauté LGBTQ+ qui partagent le combat que Turing aurait certainement voulu mener de son vivant. Cela, il n’a pas été en capacité de le faire, car, s’il n’a pas été emprisonné, il a été condamné à l’injection de cyanure afin d’être chimiquement castré pour “traiter” son homosexualité qui était, sans fondement, considérée comme un danger à éradiquer. Deux ans plus tard, Alan Turing a succombé à cet empoisonnement que le pays s’est empressé de faire passer pour un suicide.

Alors, c’est ainsi qu’il y a maintenant 67 ans, l’Angleterre a remercié le génie qui, lui, l’avait pourtant bien épargnée. Aujourd’hui, la couronne entend se racheter. En 2013, déjà, un pardon royal a été adressé à Turing. Puis, trois ans plus tard, le pays étendait ses excuses à tous les autres homosexuels ayant été condamnés à l’emprisonnement.

Ainsi, en lui accordant une telle place, la Grande-Bretagne fait un pas symbolique envers la communauté homosexuelle, et s’engage à ne plus reproduire une quelconque persécution. A la tête du service gouvernemental du Royaume-Uni, Jeremy Fleming soutient que “Son héritage nous rappelle combien il est important d’accepter tous les aspects de la diversité, mais aussi tout le travail qu’il reste à accomplir pour devenir véritablement inclusifs.” Et pour cause, aujourd’hui plus que jamais on défend et on soutient la diversité, dans le but d’éviter que de tels drames ne se reproduisent. Toutefois, il n’est pas certain que la communauté LGBTQ+ pardonne en retour, car après avoir donné la mort, il est difficile de se réjouir de ces excuses qui, dans tous les cas, n’offrent pas de retour en arrière possible.

Pourtant, aujourd’hui, l’Angleterre essaye tant bien que mal de formuler des excuses à la hauteur de sa condamnation. Sa décision est donc d’accorder le 23 juin prochain une forme d’immortalité à Alan Turing, comme pour lui redonner les années d’existences qu’elle lui a injustement ôtées.

D’une certaine façon, de la même manière qu’il a ouvert la voie aux avancées technologiques, Alan Turing ouvre celle de la diversité et de sa représentation à l’échelle nationale. Et pour cause, jusqu’alors, les billets de l’Angleterre ne sont pas les plus représentatifs de l’intégralité de la société. Winston Churchill figure sur le billet de £5 et Joseph Mallord William Turner sur celui de £20, autrement dit deux personnes du sexe masculin, hétérosexuels et à la couleur de peau tout à fait claire… Aussi, excepté la reine, seule une femme bénéficie de cette renommée nationale que confère la monnaie: la célèbre romancière du XVIIIe siècle, Jane Austen.

sources: mriguide.com

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Joe Biden insiste : le nouveau billet de 20 $ sera à l’effigie d’Harriet Tubman

Joe Biden insiste : le nouveau billet de 20 $ sera à l’effigie d’Harriet Tubman

Une semaine après son investiture, le nouveau président américain démocrate Joe Biden relance le projet entamé par Barack Obama en 2016, puis rejeté par Donald Trump : donner à Harriet Tubman la place qu’elle mérite sur les billets de 20 $ américains.

Pourquoi ce changement, prévu depuis sept ans maintenant, n’a toujours pas abouti ? Quels sont les enjeux derrière la volonté de remplacer Andrew Jackson, toujours représenté sur le billet de 20 $ américain, par Harriet Tubman ?

Tandis qu’Andrew Jackson, septième président des États-Unis était lui-même esclavagiste et n’a pas hésité à déposséder les Indiens de leurs terres, Harriet Tubman, elle, s’est battue contre l’esclavage et pour les droits des femmes. Ce contraste met d’ores et déjà en lumière le fossé qui les sépare.

Née en 1822 de parents esclaves, le destin d’Harriet Tubman semblait tout tracé : travailler dans les champs de coton, avec ses neuf frères et sœurs. Et de fait, elle a connu le travail forcé et les violences, de sa naissance jusqu’en 1849. Pourtant, à l’âge de 27 ans, sa personnalité combattante se révèle et la pousse à fuir le sud esclavagiste pour la Pennsylvanie. Ce combat n’était pas seulement motivé par le sauvetage de sa propre personne, mais bien par la liberté de toute une communauté. Voilà une des raisons pour lesquelles Joe Biden entend lui rendre hommage. Une fois enfuie, elle participe au sauvetage d’autres esclaves, grâce au réseau clandestin établi dans les États non-esclavagistes du nord. Alors, Harriet n’est-elle pas, elle aussi, une self-made-woman ? Ou bien ce titre glorifiant est-il réservé aux hommes ?

La monnaie figure parmi les emblèmes d’un pays et participe à représenter l’identité nationale. Selon Donald Trump, admirateur d’Andrew Jackson, qui n’est autre qu’un des Pères Fondateurs des État-Unis, hors de question de céder la place à une autre figure, encore moins une femme, et si elle est noire, n’en parlons pas. Pourtant, selon Barack Obama, l’année 2020 qui fêtait les 100 ans du droit de vote des femmes américaines était l’année idéale pour un tel changement.

Joe Biden s’aligne avec Obama et prend le contre-pied de son prédécesseur en rappelant et en proclamant l’importance de rendre hommage à une femme afro-américaine, et de mettre à l’honneur la démocratie. Faire de l’abolitionniste Harriet Tubman une figure nationale, c’est reconnaître son combat acharné contre l’esclavage et sa lutte pour le droit des femmes. Plus que le reconnaître, c’est représenter un combat qui, aujourd’hui encore, continue d’être mené aux États-Unis: le combat pour l’égalité entre les Hommes noirs et les Hommes blancs. 

Donner sa place à Harriet Tubman, c’est remettre en cause la hiérarchie qui veut que les hommes politiques blancs méritent leur place plus que quiconque. Si la monnaie représente l’identité nationale, le visage des États-Unis peut-il vraiment se résumer à celui d’Andrew Jackson ? Ne devrait-il pas rappeler les origines du pays ? Ses batailles ? Biden semble vouloir nous faire comprendre que les États-Unis ne peuvent pas prétendre être un pays libre, en faveur de l’égalité et de la justice, alors même que l’unité n’est pas représentée. Reconnaître Harriet Tubman comme une figure historique, c’est affirmer que la diversité inhérente aux États-Unis ne doit pas être un frein à l’identité nationale, ni à la démocratie, bien au contraire.

Ce changement représentera un tournant historique et la volonté d’arrêter de nier le passé américain, et les faits présents. Il semble que cette démarche soit indispensable pour envisager un futur meilleur. 

Aussi, en plus de l’égalité entre noirs et blancs, c’est l’égalité entre hommes et femmes qui est en jeu. Ce nouveau billet entend dire stop à l’exclusion du sexe féminin. Car cela fait maintenant plus d’un siècle que des femmes emblématiques comme Martha Washington et Lucy Pickens ont été retirées des billets pour redonner leur place à ces hommes dont on n’ose contester la légitimité. Nous pouvons également mentionner Azie Taylor Morton, la seule femme ayant occupé le poste de trésorière des États-Unis. Elle a bénéficié d’un moment de reconnaissance, de 1977 à 1981, lorsque sa signature figurait sur certains billets. Courte période pourtant, par rapport à Andrew Jackson qui n’a pas bougé du billet de 20 $ depuis 1928. Enfin, quatre afro-américains Blanche K. Bruce, Judson W. Lyons, William T. Vernon, et James C. Napier ont eux aussi eu le droit de recevoir un tant soit peu de gratitude, en voyant leur signature figurer sur des billets pendant leur mandat en tant que chef de registre du Trésor. Pourtant, peu le savent. Et pour cause, elles ont disparu, elles aussi, une fois leur mandat terminé. 

Alors, ce projet que Donald Trump considérait comme dérisoire, avec le soutien du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, recouvre en fait deux problématiques bel et bien primordiales.

Certes, Joe Biden le sait, créer de nouveaux modèles de billets, cela prend du temps. Toutefois, hors de question de se réfugier derrière cette excuse futile lorsqu’un combat crucial repose sur ce projet. Non, ils ne seront pas imprimés dès demain, mais dès que possible ils verront le jour. Et pour aller plus loin, les suffragettes Lucretia Mott, Sojourner Truth, Susan B. Anthony, Elizabeth Cady Stanton et Alice Paul auront elles aussi leur place au dos du billet de 10 $. Deux autres représentants des droits civiques, Dr. Martin Luther King Jr. et Marian Anderson seront eux aussi adossés au billet de 5 $. Ainsi, le nouveau président américain entend rappeler à tous ses citoyens, dès qu’ils ouvrent leur portefeuille, quelles sont les valeurs des États-Unis et à quel point il est indispensable de les défendre pour les préserver.

sources: bbc.com politico.com numismag.com

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Nouveaux billets de 200 Kwanzas en circulation

Nouveaux billets de 200 Kwanzas en circulation

Les nouveaux billets de la « famille Kwanza » ont été produits en polymère

José de Lima Massano, le gouverneur de la Banque nationale d’Angola (BNA), déclare que les nouveaux billets de la série 2020 de la « famille kwanza » ont été produits en polymère, matière recyclable similaire au plastique. Ils intègrent des éléments de haute sécurité qui empêchent la contrefaçon et sont beaucoup plus résistants dans le temps, ayant une durabilité moyenne quatre fois supérieure aux billets en papier.

Approuvés par l’Assemblée nationale en janvier, les nouveaux billets d’une valeur faciale de 200, 500, 1000, 2000, 5000 et 10000 kwanzas entreront en circulation de manière progressive afin de permettre la connaissance de leurs caractéristiques et d’assurer leur disponibilité sur tout le territoire national. Ces billets coexisteront avec les billets déjà existants, une série de 2012, jusqu’au 31 décembre 2021.

Les billets de 200 kwanzas sont entrés en circulation le 30 juillet dernier, les billets de 1 000 Kwanzas seront disponibles dès octobre, ceux de 2 000 Kwanzas dès novembre et le nouveau billet de 5 000 Kwanzas quant-à-lui, continuera d’être produit en papier et ne sera disponible qu’à partir de janvier 2021. Lima Massano, a déclaré que le billet de 10 000 Kwanzas ne devrait pas entrer en circulation à moins que cela ne soit absolument nécéssaire.

La série 2020 de la “famille Kwanza” (source: bna.ao)

Les billets de la série de 2020 conserveront leur taille et leur couleur mais intègreront des différences dans leur illustrations. Les nouveaux billets ne représenteront que le visage du premier président angolais, António Agostinho Neto. Contrairement aux versions actuellement en circulation qui intègrent également un portrait de l’ancien chef d’état, José Eduardo Dos Santos qui était président du pays de 1979 à 2017.

En leurs verso les billets ont été illustrés des merveilles naturelles du pays, par exemple le billet de 200 Kwanza est illustré par les Pierres Noires de Pungo a Ndongo tandis que celui de 2 000 Kwanzas représente la chaîne de montagnes de Leba.

L’Angola a dépensé environ 30 millions de dollars (26 millions d’euros) dans la production de ces nouveaux billets dont la figure principale est le premier président angolais, António Agostinho Neto. Ils seront fabriqués par deux sociétés européennes ainsi qu’une société nord-américaine.

Sources: mriguide.com novojornal.co.ao bna.ao

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Les dernières émissions du monde: Népal et Costa Rica

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La Nepal Rastra Bank émet un nouveau billet de 1 000 Rupees

Le 22 juillet dernier, la Nepal Rastra Bank a mit en circulation une nouvelle version du billet de 1 000 Rupees qui comporte une photo de l’Himalaya sur son recto et une photo d’éléphants jumeaux sur son verso. Il est daté de 2019 et représente les éléphants asiatiques Ram et Lakshman, nés entre 2008 et 2009 dans la ville de Chitwan. Les nouveaux billets conserveront la même taille et la même couleur que l’ancienne version. 

La décision de modifier le design du billet est survenue après que l’éléphant représenté sur l’ancien billet de 1 000 Rupees ait été identifié comme étant un éléphant africain. Le nouveau design du billet à été finalisé en 2012 mais il aura fallu huit ans à la banque centrale avant d’implémenter cette décision et de mettre en circulation les billets.

Le Costa Rica annonce l’émission de billets 2 000, 5 000 et 20 000 colones en polymère

La Banque Centrale du Costa Rica émettra dans quelques semaines de nouveaux billets de 2 000, 5 000 et 20 000 colones en polymère, matière recyclable similaire au plastique.

Marvin Alvarado, trésorier de la Banque Centrale du Costa Rica, déclare qu’il s’agit d’une actualisation afin de renforcer la sécurité des billets, ceux-ci intégreront de meilleurs mécanismes de vérification afin d’éviter leur falsification.

Nouveaux billets de 2 000, 5 000 et 20 000 colones en polymère
(source: qcostarica.com)

Les nouveaux billets conserveront leur couleur, leur taille ainsi que les personnages qui y sont représentés mais comporteront de petites modifications au niveau du design. Le billet de 10 000 colones sera mit en circulation plus tard.

Sources: onlinekhabar.com mriguide.com monumental.co.cr numismaticodigital.com qcostarica.com

L’animal qui apparait sur le nouveau billet de 200 Reais brésilien

L’animal qui apparait sur le nouveau billet de 200 Reais brésilien

L’animal qui apparait sur le nouveau billet de 200 Reais brésiliens n’est en réalité pas un loup. 

L’animal représenté sur les nouveaux billets de 200 Reais brésilien n’est pas ce que l’on croit. En effet, contrairement à ce que son nom laisse entendre le loup à crinière (Chrysocyon brachyurus) n’est pas un loup. Bien que ressemblant à un chien ou un grand renard, le loup à crinière forme sa propre espèce et est génétiquement distinct de tout les autres canidés. Il est le seul représentant de son genre et son plus proche parent est le chien des buissons, un autre canidé peu connu d’Amérique du Sud.

Il est le plus grand canidé indigène d’Amérique du Sud et se distingue de ses compères canins de part son pelage doré et son allure particulière: il peut mesurer jusqu’à  1 m de hauteur et son poids peut atteindre jusqu’à 23 kg. C’est une espèce omnivore qui se nourrit de fruits en importante quantité; son plat préféré est la « pomme du loup » à qui il a même donné son nom. Il se nourrit également d’oiseaux, d’insectes, petits mammifères et reptiles. 

Loup à crinière

C’est une espèce en risque d’extinction, avec seulement 17 000 loups à crinières adultes répartis dans toute l’Amérique du Sud. Il peut être observé principalement au Brésil et en Uruguay dans les zones de végétation ouverte (champs et savanes).

Leur population s’est considérablement réduite, principalement à cause de la déforestation, de la chasse ainsi que de l’expansion de l’agriculture (notamment du aux attaques occasionnelles des loups à crinière sur les animaux domestiques). C’est une espèce en déclin qui fait l’objet d’un plan d’action national dont l’objectif est leur conservation. 

Source: oeco.org.br