Origine et création de l’écu

Origine et création de l’écu

L’écu est une monnaie française créée au Moyen Âge et qui fut utilisée jusqu’à l’époque moderne. En France, la monnaie apparaît en 1263 suite à une réforme monétaire du roi Louis IX. À l’origine les monnaies étaient frappées en or, puis en argent. Elles étaient ornées d’un motif qui représente les armes du royaume de France.

L'écu d'or et d'argent

En 1263, le roi Louis IX décrète une réforme monétaire visant à unifier les monnaies du royaume. Il crée alors une monnaie: il s’agit d’un « denier d’or à l’écu » dont nom a été abrégé par la suite en « écu ». Pour la première fois depuis plus de 250 ans, l’or est le métal utilisé pour frapper les pièces de monnaies. 

Le roi de France Louis IX (1214-1270)

La reprise de la frappe de l’or s’explique par différents facteurs: le renouveau des échanges commerciaux et l’afflux du métal en Europe suite aux croisades, ainsi que la volonté des souverains de France d’affirmer la supériorité de la couronne française. La monnaie royale devait surpasser les monnaies féodales.

En 1580, le roi Henri III fait frapper une pièce en argent appelée « quart d'écu d’argent ». Ces frappes durèrent jusque sous le règne de Louis XIV.

La teneur en métal précieux de l’écu n’a cessé de varier au cours de l’histoire car la quantité de métal précieux présent dans les pièces était définie par le roi.

L’écu de France représentait initialement une couronne ou un heaume, avec différents motifs; fleur de lys, moucheture d’hermine sur les pièces bretonne, le porc-épic de Louis XII, la salamandre de François Ier, le croissant d’Henri II), attributs de la royauté (sceptre et main de justice à partir du règne de Louis XIV)

La monnaie eut un succès énorme et à de ce fait été reprise et modifiée au cours des années. L’écu en or a continué à être frappé sous les différents rois de France de Philippe VI jusque Louis XIII, ainsi que par de nombreux seigneurs français ou étrangers; Edouard III, Gaston de Foix, Henri d’Albret, Philippe le Hardi, Philippe le Bon, les évêques de Cambrai, les papes d’Avignon… L’écu a su traverser les époques et est ainsi devenu la monnaie en or française la plus courante jusqu’au XVIIe siècle. 

sources: wikipedia.fr universalis.fr

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Le nouveau franc

Le nouveau franc

Le 1er janvier 1960, une nouvelle monnaie naît en France : le nouveau franc. Il succède au franc
Bonaparte qui a vécu pendant 157 ans. C’est donc un événement, même si l’ancien franc avait connu
bien des péripéties tout au long de son existence.

L'histoire en bref de l'ancien franc

L’ancien franc Bonaparte ou franc germinal fut créé par Napoléon Bonaparte en 1803, au
lendemain de la Révolution Française. Après la guerre de 14 et le désastre économique qu’elle a créé
dans le monde, mais surtout en Europe, Raymond Poincaré entérine la mort du franc germinal. Il
redéfinit l'unité monétaire au cinquième de sa valeur d'origine, ce qui représente une dévaluation de
80 % de notre monnaie. Les Français prennent l’habitude de parler de « franc à quatre sous ».
L’ancien franc connaît ensuite dix-sept remaniements successifs. Après la Deuxième Guerre
Mondiale et l’occupation, il ne vaut plus qu’un demi-centime.

La création et passage au nouveau franc

Dès décembre 1945, la France adhère au nouveau Système Monétaire International. Le SMI -
défini par les accords de Bretton-Woods du 22 juillet 1944 - est fondé sur le double étalon or et
dollar. Alors que ce dernier valait 50 francs en 1944, il en vaut 420 en 1958, ce qui engendre le
placement du franc sous la tutelle du Fonds Monétaire International.

Cette même année, le général de Gaulle revient au pouvoir, l’ancien franc en est alors à sa
septième dévaluation depuis la fin de la guerre. Toujours soucieux de la place prépondérante de la
France sur l’échiquier international, ainsi que de son prestige, le nouveau chef de l’État fait appel à
son ministre des finances, Antoine Pinay, pour donner « au vieux franc français une substance
conforme au respect qui lui est dû ».

Créer une nouvelle monnaie doit rétablir la stabilité monétaire essentielle au pays, tout en
renforçant son économie, fragilisée par la guerre et l’inflation. Ainsi, le nouveau franc pourra rivaliser
avec le franc suisse ou le mark allemand et toutes les monnaies que l’on considérait à change haut.
Antoine Pinay s’associe à l’économiste Jacques Rueff pour créer le franc lourd, ou nouveau franc.
La simplicité de la conversion ancien franc, nouveau franc, une erreur ?

Dans un souci de simplicité, il est décidé de prévoir une conversion ancien franc nouveau franc
évidente. Les gens pourront ainsi s’y retrouver facilement. 100 anciens francs valant désormais 1
nouveau franc, le calcul est effectivement enfantin.

Ce que n’ont pas prévu ses inventeurs, c’est que cette simplicité va se retourner contre eux et
créer une confusion qui va durer pendant quarante ans, jusqu’à la création de l’euro. En effet,
comme le nom de la monnaie reste le même, les gens qui ont connu l’ancien franc, vont continuer à
parler en anciens francs. Cela concerne majoritairement les personnes qui étaient déjà adultes en
1960.

Malgré la disparition du terme nouveau franc pour le franc tout court en 1963, cette pratique va
continuer et, dans certains milieux, se transmettre de génération en génération. Dans les années 80,
la confusion augmente encore avec des gens qui ont pris l’habitude de parler en nouveaux francs
pour leurs dépenses du quotidien, mais re-basculent dans les anciens francs, dès lors qu’il s’agit de sommes qui leur paraissent conséquentes. C’est pourquoi on pouvait entendre par exemple parler de voitures de série coûtant plusieurs millions de francs !

L’arrivée de l’euro met un terme définitif à cette confusion. Si certains continuent à faire la
conversion – avec un calcul plus ardu en multipliant par 6,57 – le changement de nom évite tout
malentendu.

La pièce du nouveau franc

La pièce du nouveau franc est frappée à l’effigie de la semeuse, coiffée de son bonnet phrygien,
évoquant ainsi le franc d’avant la Première Guerre Mondiale.

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La naissance du Franc Français

La naissance du Franc Français

Depuis les premières pièces de monnaie française en 1360, jusqu’aux dernières en 2002, le franc français a connu une histoire mouvementée. Avant de s’effacer au profit de l’euro, le franc français était abrégé F ou FF – franc français – pour le distinguer de ses homologues suisses ou belges. Retour sur cette épopée de la monnaie de France.

Le franc à cheval

En 1356, alors que la guerre de Cent Ans dure déjà depuis près d’un quart de siècle, l’ennemi anglais attaque à Poitiers les troupes de Jean II le Bon, roi de France. Malgré une armée numériquement supérieure, le souverain se montre fort mauvais tacticien et se retrouve prisonnier.
Une monnaie d’or - à 24 carats pesant 3,88 grammes - est émise le 5 décembre 1360, afin de payer sa rançon et le décréter libre des Anglais, autrement dit « franc » des Anglais. La pièce représente le souverain à cheval, ce qui lui vaut le nom de « franc à cheval ».
Jusqu’à la Révolution Française, la monnaie française évolue, perd parfois la face au profit de l’écu d’or, mais réapparaît périodiquement. En 1365, Charles V crée le « franc à pied », car le souverain est représenté sans sa monture, mais toujours avec son épée. Le franc à cheval effectue néanmoins son grand retour en 1422, sous le règne de Charles VII.

Le franc français et ses divisions

La création de la monnaie franc argent revient à Henri III, c’est le « franc blanc », qui est divisé en demi et quart de franc. Les pièces de monnaie française ont cours jusqu’au règne de Louis XIII qui revient au louis l’or, aussi décliné en louis d’argent, en 1641.
Le franc français ne disparaît cependant pas totalement, car nombreux sont ceux qui lui restent attachés. Des écrivains comme Boileau ou Molière le citent toujours dans leurs œuvres, tout comme madame de Sévigné.

Au moment de la Révolution Française de 1789, les dettes de la France sont si colossales qu’une monnaie papier voit le jour, d’abord sous forme de billets d’escompte, puis d’assignats.

La naissance du franc français moderne

Le 18 nivôse an III, soit le 7 janvier 1795, une loi autorise l'émission des premiers assignats libellés en francs. Le 15 août 1795, la loi du 28 thermidor an III décrète que « l'unité monétaire porterait désormais le nom de franc. […] Le titre de la monnaie d'argent sera de 9 parties de ce métal pur et d'une partie d'alliage ; la pièce d'un franc sera à la taille de 5 grammes ». Ainsi naît le franc français moderne.

Le franc germinal

Napoléon Bonaparte entend mettre bon ordre dans les finances françaises et fin à l’anarchie qui fait se côtoyer des écus, des francs, des louis d’or et des pièces révolutionnaires. La loi du 14 germinal an XI, soit le 4 avril 1803, fixe comme monnaie française officielle le franc germinal.
La Banque de France – qui fut créée en 1800 – émet seule les pièces de monnaie française, ainsi que les billets. Le franc germinal disparaît avec la première guerre mondiale.

La fin programmée du franc français

Le 10 décembre 1991, le traité de Maastricht prévoit la création d’une monnaie commune, l’ECU - l’European Currency Unit - qui devient l’euro sous la pression allemande. Le 1 er janvier 1999, l’euro devient la monnaie commune et le franc français n’est plus la monnaie officielle de France.
Le 17 février 2002, les pièces de monnaie française et les billets sont démonétisés et entrent dans la catégorie des pièces de collection qui font le bonheur des numismates.


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Qu’est-ce que la numismatique ?

Qu’est-ce que la numismatique ?

La numismatique est la science des monnaies et des médailles.  Rappelons que le terme Numisma signifie : pièce de monnaie. Pratiquée depuis l’Antiquité, elle est très utile pour les archéologues et les historiens. La numismatique est également très prisée par les collectionneurs appelés numismates. La valeur d’une pièce de collection n’est pas en rapport avec sa valeur initiale, mais varie en fonction de sa rareté et de la fluctuation du marché. L’intérêt du numismate peut être historique, artistique, culturel... 

L’apport précieux des numismates dans l’histoire

Il a toujours été courant entre souverains et personnages influents de différents pays de s’offrir une pièce de collection afin de faciliter la conclusion d'un accord commercial. Ainsi, les premiers collectionneurs de pièces de monnaie comprenaient des papes, des nobles et des empereurs. Parmi les plus célèbres numismates, on trouve Pétrarque, César Auguste, la reine Christine de Suède, le pape Paul III, Charles VI du Saint-Empire, le roi d'Angleterre George III, le roi Farouk d'Égypte, ou le prince Rainier III de Monaco.

Guillaume Budé écrivit en 1514 un livre très documenté intitulé De Asse et Partibus eius libri V (« Les Cinq Livres de l’As et ses fractions ») qui marqua l’histoire de la numismatique. Il s’agit d’une vaste étude de l’économie depuis l’Antiquité, composée de chapitres consacrés à la Grèce classique, à l’Orient (Égypte, Perse et Palestine biblique) et surtout au monde romain. Ce livre contient des données très détaillées sur la monnaie et revêt un intérêt capital pour les historiens.

À partir des années 1800, des sociétés professionnelles d’envergure ont commencé à fleurir, avec notamment la Royal Numismatic Society en Angleterre et l'American Numismatic Society fondée à New York.

La numismatique aujourd’hui

En France, comme partout dans le monde, le cabinet numismatique permet au numismate de faire évaluer sa monnaie et de trouver de nouvelles pièces pour étoffer sa collection. Internet a également facilité les échanges au niveau international.

Le célèbre numismate américain Eric P. Newman a fait un legs important à l'Université de Washington à Saint Louis pour développer une base de données d'articles de recherche, de livres et de périodiques, connue sous le nom de Newman Numismatic Portal. Des documents sont ajoutés presque quotidiennement et peuvent être consultés librement par tout numismate. Le NNP a pour vocation de devenir la ressource principale et la plus complète en matière de recherche numismatique malheureusement essentiellement sur la numismatique américaine. 

Chaque numismate peut choisir son type de collection, en fonction de ses moyens financiers et de ses intérêts personnels. Certains s’intéressent à l’histoire, d’autres à la géographie ou au type de métal. Un numismate peut également se spécialiser en ne collectionnant qu’un type unique d’objet : billet, jeton, médaille, pièce commémorative ou pièce de collection.

Les spécificités du numismate

On distingue trois spécificités au sein de la numismatique. 

1. La paranumismatique

La paranumismatique est l'étude des objets ressemblant à des pièces de monnaie, tels que les jetons, les médailles et autres objets utilisés pour le commerce ou comme souvenirs commémoratifs. 

Un large sous-ensemble de paranumismatique se concentre sur les récompenses militaires et les médailles commémoratives. Les experts cataloguent généralement ces objets en fonction de la guerre ou de l'excursion militaire qu'ils commémorent. Par exemple, la Seconde Guerre mondiale compte un très grand nombre de récompenses et de médailles militaires. 

La paranumismatique présente un immense intérêt historique.

2. La billetophilie

La billetophilie est l'étude de la monnaie de papier et des billets de banque. Il existe une grande variété de papier-monnaie qui a été émis à titre privé, par des institutions bancaires publiques et des gouvernements nationaux.

Vous pouvez découvrir l’ensemble de nos billets de collection, en cliquant ici.

La billetophilie est naturellement beaucoup plus récente, car l’apparition du billet de banque est plus tardive que celle de la monnaie.

3. La scripophilie 

La scripophilie est l’étude et la collection d'actions et d'obligations. Les certificats d'actions et de dettes sont généralement des œuvres d'art complexes qui ont une signification historique. De nombreuses personnes les collectionnent en raison de leurs magnifiques gravures.


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