Le Gros Tournoi de Philippe IV dit « Le Bel »

Le Gros Tournoi à « O » Rond

Le Gros tournoi à O Rond présente une croix pattée au milieu entourée d’inscriptions appelées titulatures du Roi, ainsi qu’une légende extérieure « béni soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ ».

Caractéristiques

Dates : 1285-1305

Valeur : 1 gros = 12 deniers = 1/20 de livres

Métal : Argent 958%

Poids Théorique : 4,21g

Diamètre : 25mm environ

Forme : Ronde

Orientation : Frappe monnaie ↑↓

Démonétisée : Oui

Le Gros Tournoi à « O » Long

Le Gros tournoi à O Long orne une croix pattée entourée de la titulature du Roi Philippe IV. C’est une pièce Française de forme ronde en argent qui date de la même période que le gros tournoi à O Rond, 1290-1295.

Caractéristiques

Dates : 1290-1295

Valeur : 1 gros = 12 deniers = 1/20 de livres

Métal : Argent 958%

Poids Théorique : 4,05g

Diamètre : 25mm environ

Forme : Ronde

Orientation : Frappe monnaie ↑↓

Démonétisée : Oui

Le Gros Tournoi à « O » Rond

La Particularité

La différence réside dans la forme du « O » dans les inscriptions de ces deux pièces.

Le Gros Tournoi à « O » long

Philippe IV dit « Le Bel »

Surnommé le « roi de marbre » ou « roi de fer », il se démarque par sa personnalité rigide et sévère. Il en 1268 à Fontainebleau et y mourra en 1314. Philippe IV est le fils de Philippe III et d’Isabelle d’Aragon, il règne sur la France dès 1285, encore jeune, à l’âge de 17 ans. C’est sous son règne que le Royaume Français atteint son apogée de puissance médiévale avec entre 16 et 20 millions d’habitants, l’État Français était le plus peuplé de la Chrétienté.

Le règne de Philippe IV est agité sur le plan monétaire, ses conseillers et lui-même enchaînent les émissions de nouvelles monnaies. Ces mutations monétaires entraînent un mécontentement général du peuple. Entre 1306 et sa mort, le roi fera face à des émeutes populaires mais aussi à des ligues qui exigent, entre autres, le retour à la bonne monnaie, les monnaies émises par Saint Louis.

Pour stabiliser les finances et réussir ses affaires avec l’Angleterre, il s’attaquera aux plus riches notamment les religieux de l’Église catholique, les lombards, les juifs et les Templiers en leur imposant des taxes régulières et assez élevées.